Biographie de l'auteur :
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On oppose souvent le récit « authentique », fruit d’une expérience personnelle, témoignage direct, et la fiction, pur produit de l’imagination. L’intérêt et la qualité du récit « vécu » sont incontestables. Et cela n’échappera à personne.
Pourtant j’ai, pour ma part, choisi la fiction parce qu’elle convenait à mon tempérament. J’avais ainsi le sentiment de prendre humblement une petite place dans la longue cohorte des raconteurs d’histoires. De plus, quoi qu’on dise, dès le moment où l’on pose le fait vécu sur une page, on ne distingue plus vraiment où est la part de la réalité et celle de l’imagination.
Or, derrière la fiction, toujours la réalité. Sans quoi, le lecteur referme le livre au bout de quelques pages.
En choisissant d’imaginer des histoires, je me suis risqué dans trois directions : l’intrigue policière, le conte fantastique et le récit intimiste. Mais, et c’est là, sans doute, une de mes « perversions », je n’établis pas de frontière bien nette entre ces trois domaines.
On peut voir dans le polar « Le livre perdu », un hommage à l’américain Lovecraft et au mythique « Necronomicon » à travers une évocation de ma ville, La Seyne, et du pays de mes parents, la Grèce.
Il est question encore de La Seyne et de Lovecraft dans le récit fantastique « La cité au bord de la mer ». Je me suis largement inspiré des tableaux de l’exposition « Sicié terre d’inquiétude » où mon ami Patrick Gabrielli déployait sa fantasmagorie personnelle. Dans le cadre des plages du Bœuf et du Jonquet et des doubles déités, masses rocheuses qui semblent surgir des profondeurs, il faisait se rencontrer les visiteurs de ce coin de Provence sauvage et les créatures monstrueuses du maître américain de l’épouvante. J’ai donc conçu, en grande partie à travers des discussions que nous avions autour de mythologies fantastiques, une sorte d’histoire inquiétante de La Seyne et du Cap Sicié depuis la lointaine Antiquité jusqu’à …
Le but était de montrer que notre bonne ville pouvait sortir des banalités où on la cantonne, pour devenir un nouveau pôle du mystère. En un mot, la magie de La Seyne, de la ville ancienne et de ses terres éloignées et sauvages.
Dans « L’aube dorée », je retrouvais le libraire du « Livre perdu », embarqué dans un périple qui le menait à Amsterdam, Prague, puis dans la campagne du Moyen Var. J’y rendais cette fois, hommage à l’irlandais Bram Stoker. Toutefois, il s’agissait encore d’un polar classique avec, toujours, quelques considérations sur les dérives politiques dans notre région.
Enfin, dans le recueil « D’ici et d’ailleurs », j’ai rassemblé neuf nouvelles où j’ai souhaité offrir un panel des thèmes qui me sont chers, policier, fantastique, récit intimiste.
Claude Iconomou est né à La Seyne où il réside. Il est originaire de l’île grecque, Kos.
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